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Crise sanitaire et économique.

La région Normandie n’a pas encore adopté les gestes barrière face aux dépenses superflues.

La majorité au conseil régional de Normandie a pris, face au coronavirus et ses conséquences, des initiatives louables tant en matière d’approvisionnement en masques que de soutien à l’économie locale.
Si ces mesures de bons sens, comme la création d’un fonds Normand pour les PME, font l’unanimité des groupes politiques, la réorientation de certaines dépenses non indispensables de la région ne semblent malheureusement pas au programme.
Ainsi, la commission permanente de la région Normandie du 6 avril, tenue en vidéoconférence, comportait des dépenses surprenantes en cette période de crise sanitaire et économique.
Face à ces crises, les dépenses publiques vont légitimement exploser. Les citoyens et les entreprises voient en parallèle leurs revenus diminuer ce qui grèvera fortement les recettes publiques. L’argent public va donc se raréfier.
Notre groupe a interrogé en début de séance l’exécutif sur les pistes envisagées pour financer, au-delà des contributions de l’Etat, ces politiques exceptionnelles primordiales. Hervé Morin affirmait étonnamment ne pas avoir prévu de remettre en cause certaines de ses politiques ni dépenses en dehors des économies engendrées naturellement par l’annulation de certains projets en période de confinement.
Une volonté illustrée quelques minutes plus tard par les subventions au programme du jour. 70 000 euros pour des projets en Tunisie, plusieurs dizaines de milliers d’euros pour communiquer sur le rôle de l’U.E et prôner la « gouvernance supranationale ». 330 000 euros pour l’Institut international des droits de l’Homme, situé à Caen, qui organise notamment des concours d’éloquence en Mauritanie, une université de la paix sur le sujet des migrations ou des conférences sur la liberté de la presse pour les détenus normands. Est-ce dans le contexte actuel des dépenses légitimes et prioritaires ? Ne peuvent-elles pas être annulées ou au moins réduites ou repoussées ?
Pour cette seule commission, ce sont ainsi 500 000 euros de dépenses superflues dont nous avons demandé qu’elles soient réorientées vers nos ostréiculteurs, nos commerçants, nos PME ou notre secteur touristique gravement menacés dans cette crise.
Si les élus du groupe Rassemblement National saluent les initiatives d’urgence prises par la majorité, ils invitent cette dernière à réfléchir à des pistes d’économies sur certaines dépenses non indispensables afin de se dégager des marges de manœuvres au profit de la santé et de l’avenir économique des Normands. Le groupe RN sera dans ce domaine force de propositions.

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